Douceur de vivre à la gersoise…

Pour cause d’Atelier fermé pendant deux semaines en août, j’ai pris la tangente (verte) et je suis descendue dans le Gers chez mes parents.
Loin de tout le monde, et surtout de Paris…

Au passage, les IDTGV proposent désormais la gamme de thés Columbus.
Le thé vert à la menthe est franchement pas mal (mais dans cette catégorie, il faut avouer que c’est plutôt facile ).

J’ai pu profiter d’une de mes nièces à qui j’ai appris l’aquarelle et à boire du bon thé, continuer mon carnet de voyage spécial Sud Ouest, bénéficier d’une escapade de trois  jours dans les Pyrénées; j’ai lu, chiné, je suis allée admirer des sculptures (Festival à Mourède), je me suis un peu occupée de mon blog et parfois, le soir, le ciel a accepté de jouer les artistes…
Le réveil était naturel, les p’tits plats préparés par ma Maman toujours aussi bons et j’ai pris le temps………………………de vivre, tout simplement !
Et Jayavarman aussi (enfin lui, c’est tous les jours… )

La reprise, c’était lundi.
Et bientôt de nouveau l’Asie !

Trois jours dans les Pyrénées…

Ma dernière venue dans les Pyrénées remontait à ……………………………………………. il y a bien longtemps !

Je suis plutôt mer que montagne dans l’absolu, mais ce que j’ai vu pendant cette escapade de trois jours m’a plu et cela a été une belle occasion pour faire un carnet de voyage !

Tout d’abord, l’Abbaye de l’Escaladieu
Un très bel endroit que je vous conseille si vous passez dans le coin, et nul besoin d’être croyant pratiquant pour apprécier le lieu !
Jugez-en par vous-même (l’exposition en cours pour petits – et grands – est fort sympa qui plus est) :

Ensuite le Lac de Gaube
Deux choix s’offrent à vous pour vous y rendre : à pieds (comptez 1h de marche environ) ou en télécabine puis télésiège (20 mn environ).
Une fois arrivé(e)(s) vous en prenez plein les mirettes ! (attention, même par beau temps, il peut faire bien frais là-haut – 1 800 m d’altitude -)
Soit vous emmenez votre pique-nique, soit vous grignotez au restaurant, la vue sur le lac dans les deux cas.
Pensez à vous balader en descendant dans les rues de Cauterets : la ville est très jolie !

Enfin le Parc Animalier d’Argelès-Gazost
J’avoue ne pas être fan des zoos mais là, nous en sommes loin.
C’est propre, les animaux sont à l’aise et le parcours est riche en faune ET en flore.
Il faut être en bonne santé parce que parfois, il faut faire comme les bouquetins et mouflons c’est-à-dire, bien grimper !
Donner à manger aux marmottes prend un peu de temps côté attente, mais cela en vaut la peine…
Je n’ai pas pris des photos de tous les animaux (100 espèces) : ce n’est qu’un petit échantillon ! 

Bref, trois journées bien remplies, qui ont ravi ma nièce, mes parents et moi !

Et au final, j’aime beaucoup le rendu de mon p’tit carnet de voyage !

Pyrénées oblige, n’oubliez pas de déguster LE fameux gâteau local que j’adore depuis ma plus tendre enfance…

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« Moro-sphinx » de Julie Estève…

Note de l’éditeur

Lola est une trentenaire parisienne, comme les autres. Enfin pas tout à fait. Jamais la phrase dite par Charles Denner dans L’homme qui aimait les femmes de François Truffaut n’a été si bien appliquée : les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tous sens. Lola arpente la ville, amazone, chaque fois que son envie devient plus forte que la raison, l’homme succombe, chasseur devenant proie, même le plus repoussant. À la fin de l’acte, clac, elle lui coupe un ongle. Lola, c’est M la maudite, aux pulsions guerrières. Elle semble sortie d’un manga, bouche rouge et grands yeux. Jusqu’à ce que Lola tombe amoureuse. Mais est-elle vraiment faite pour l’amour ? Et si la passion, c’était la fin du rêve ?

Lola est une serial lover des plus particulières…

Elle butine. Les hommes.
Elle collectionne. Leurs ongles.
Comme des trophées. Sur l’autel de la solitude, de la détresse, de la misère affective.

« Elle mérite d’avoir un truc à elle, un truc qui ne la quittera pas,
quelque chose qui ne meurt pas »

« Vous vous rendez compte le sexe qu’il faut pour remplir un bocal, même petit, ce qu’il faut de coups et de chagrin pour faire ça »

« Le chocolat amincit les peines,
il console quand on n’a pas deux bras sous la main pour vous serrer »

« Les grands désirs n’ont pas de grandes cause, pas de raison »

« La dignité est un sacerdoce et l’océan a de ces horizons
qui vous font prendre le large »

« On peut vivre sans richesse, presque sans le sou.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas »

« Elle veut couper le son, l’image, elle veut disparaître, s’échouer tout au fond.
Elle pue la misère et l’eau du bassin »

Et puis un jour l’insecte se fait attraper et s’interroge sur l’Amour et son avenir, sur le pardon.

« Ca commence par un rien et ça finit dans une longue traînée d’amertume »

« Elle a le trac car bientôt, il l’aimera dans la normalité ou pire, par habitude »

« Le pardon réclame du temps »

« Mais dans le coeur c’est différent. 
Dans le coeur, le coup de grâce.
Dans le coeur, elle peut s’échapper »

Julie Estève est un papillon qui vient d’éclore.
Sa trompe est d’une grande précision, tout à la fois crue et puissante et en fait au final un écrivain inoffensif mais nécessaire.
C’est une espèce peu commune, à sauvegarder (obligatoirement), dont on reparlera (forcément).

Belle (sacrée) lecture à tous !

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Editions Stock
Parution : 20/04/2016
177 pages

NDLR. Dixième lu de la sélection du Challenge 68 édition 2016 !

68 premières fois édition 2016 L'insatiable Charlotte

« Et je danse, aussi » de Jean-Claude Mourlevat & Anne-Laure Bondoux…

Note de l’éditeur :

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre.

Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Je l’avais sur ma PAL depuis sa parution en 2015.
Il était donc franchement temps que je le lise !

J’avoue l’avoir avalé d’un trait.
Nous sommes vite pris dans l’histoire et les personnages sont absolument irrésistibles.
On passe un bon moment.
C’est léger, c’est frais. Mais ce n’est pas idiot !
Une fois n’est pas coutume, je comprends qu’il ait fait un carton en librairie à sa sortie.
C’est de la littérature « feel good » et quand c’est réussi (ce qui est vraiment le cas ici), cela fait du bien ne le nions pas.

Ne boudez pas ce plaisir assuré.
Belle lecture à tous !

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« A la place de l’autre » de Guy Rechenmann…

Note de l’éditeur :

Un jour de septembre, 6 h 45. La pointe du Cap-Ferret est déserte. Les touristes ont décampé et les rares sédentaires ne se risquent pas si tôt face à un océan d’humeur changeante. Alors que fait là cette silhouette immobile perdue au milieu des blockhaus ? Qu’attend-elle, cette jeune femme?

Cela m’interpelle, moi, Anselme Viloc, le « flic de papier ». En règle générale je fuis les enquêtes ordinaires, j’ai le don de dénicher le grain de sable qui grippe les belles mécaniques assassines. Je ne lâche aucune affaire !

La guerre et les bâtisseurs du mur de l’Atlantique, un enfant et un chat, autant d’indices à prendre en compte.

De Bouliac à la Chalosse, d’Arcachon à Andernos, Marie, Clémence, Marina… trois générations d’une même famille. Noyées dans la folie…

Ou quand les solutions émergent plus du passé que du présent…

Après « Flic de papier » puis « Fausse note« , troisième enquête d’Anselme Viloc.
BONHEUR !

On retrouve cette atmosphère iodée à nulle autre pareille et que l’écrivain connaît si bien, toujours aussi atypique, fantaisiste, poétique, pour notre plus grand plaisir.
Dans ce nouvel opus, l’humour de l’anti-héros s’affûte. On croise en pensées fort à propos Victor Hugo (« C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse« ) et Paul Claudel (« Le désordre est le délice de l’imagination« ). Et puis Gédéon, Gédéon…

Nul besoin de choses horribles pour tenir les lecteurs en haleine.
Guy Rechenmann confirme une nouvelle fois sa bien jolie place à part et très méritée dans le monde du Polar.

Et j’attends déjà le prochain avec impatience…

Alors comme Jayavarman, plongez…
Belle lecture à tous !