« Une activité respectable » de Julia Kerninon…

Note de l’éditeur :

Dans ce court récit, Julia Kerninon, pas encore trente ans, façonne sa propre légende. Née de parents fous de lecture et de l’Amérique, elle tapait à la machine à écrire à cinq ans et a toujours voulu être écrivain.

Ce tout petit livre a le goût des pages, des lignes, des mots, de Shakespeare and Co, de souvenirs, de voyages (immobiles ou réels), de l’Amour, d’un pêcher dans un jardin, d’une maison, de la famille, de l’écriture, d’une machine à écrire, de la poésie, du silence partagé, d’une chambre verte, de tablettes de chocolat, de trognons de pommes, des p’tits boulots, de l’appel d’un éditeur, des bibliothèques, des librairies, de léopards, du temps libre……………….. d’Une Vie.

Ce tout petit livre a le goût d’un grand.

Prenez une heure, et laissez opérer le charme.

Belle lecture à tous !

Editions du Rouergue

Les jardins d’Osmane

Les thés de la maison Caron, cela fait un moment que je les connais grâce à A l’unithé (depuis avril 2014 pour être exacte).
Vous avez donc indirectement entendu parler des Jardins d’Osmane si vous me suivez…

J’ai, toute modestie mise à part (il faut bien se lancer des fleurs parfois), été une des rares (on pouvait nous compter sur les doigts de la main sincèrement) à mettre sur le devant de la scène cette marque (plutôt connue pour ses cafés) côté blogs et réseaux sociaux, notamment avec mes deux chouchous : le Thé vert à la menthe et le Genmaicha.

Depuis peu (2016 pour être précise), le packaging a fait peau neuve avec un bien joli visuel, des appellations plus marquées et un univers enchanteur.
Du coup, tous les amateurs de thé commencent à en parler.
CQFD.
Tant mieux bien sûr ! Mais cela me fait sourire…
En grande amoureuse de la littérature et donc des histoires, je vous laisse découvrir sur leur site le conte qui se cache désormais derrière ce portrait devenu emblématique.

Sur les 22 thés et infusions proposés, j’ai pu goûter à ce jour en dehors des deux précédemment cités :

* Earl Grey (thé noir de Ceylan, Bergamote)
* Rêve étoilé (Oolong, vanille, noix de coco)
* Rouge gourmand (thé vert, Oolong, fruits rouges)
* Saveur de Russie (thé noir, écorces d’orange et de citron, bergamote, citron, pétales de tournesol et de bleuet)
* Thé au jasmin (thé vert de Chine, fleurs de jasmin)
* Thé blanc abricot (thé blanc Bai Mu Dan, thé vert, abricot, fleurs de camomille)
* Thé vert exotique (thé vert sencha de Chine, fruits exotiques, papaye)
* Thé des 1001 nuits (Oolong, thé noir, pétales de rose et fleurs d’oranger)
* Christmas Tea (thé noir de Ceylan, cannelle, gingembre, cardamome)

Je n’ai pas eu le temps de tous les chroniquer, mais côté qualité il n’y a vraiment rien à redire si ce n’est que c’est toujours autant de belle facture.
Après, c’est une question de préférences, propres à chacun.
J’aimerais juste en savoir un peu plus (historique, transparence en terme de récoltes) pour pouvoir vous en dire un peu plus.
Et la vie fait plutôt bien les choses : je vais avoir l’occasion de les rencontrer le 28 janvier prochain…
Je vous en ferai donc un feedback complet, avec un plaisir certain.

Restez connectés, et belles dégustations à tous d’ici là !

Sarah (My cup of tea) initiatrice de la rencontre du 28, a fait des recettes à base de deux de leurs thés.
Je vous propose d’aller vous régaler à la lecture des Sablés des 1001 nuits et de la Galette de la Princesse Osmane !

« Oscar Wilde, l’impertinent absolu » (Paris, Petite Palais)

Dehors, un froid de gueux et des p’tits flocons de neige qui n’ont malheureusement pas tenu.
A l’intérieur, un peu beaucoup de monde mais 1h30 de pur bonheur !

Admirer la très belle écriture en anglais (et en français) de Mister Wilde par le biais de lettres, de manuscrits; sourire à certains petits dessins qu’il aimait visiblement glisser dans sa correspondance; lire ses avis lorsqu’il était critique d’Art en-dessous des oeuvres évoquées; écouter avec attention Robert Badinter analyser son procès et Merlin Holland nous parler de lui (un de ses petits-fils qui lui ressemble tellement qu’on a l’impression de le voir lui. Extrêmement troublant ça d’ailleurs), deux interviews d’une grande justesse…

J’ai eu l’impression de vivre un moment…………….. terriblement précieux !

En grande amoureuse de l’écrivain, je suis vraiment ravie d’avoir pu profiter de cette « rétrospective » unique à ce jour.

Demain, c’est le dernier jour donc, courez-y si vous n’y êtes pas allés !

Mise à part l’affiche, je ne peux pas vous mettre de photos.
Elles étaient interdites.

Je vous invite à lire également l’avis de Chloé alias Somewhere over the teapot.

« Qu’il emporte mon secret » de Sylvie Le Bihan…

Note de l’éditeur :

« Je ne peux pas t’expliquer pourquoi, pas maintenant, mais sois patient, je te raconterai dès que j’aurai trouvé les mots. J’ai besoin de respirer, encore un peu, un autre air que celui, étouffant, de l’été 1984, celui que j’avais refoulé et que j’ai retrouvé dans une salle de la prison de Nantes, il y a trois semaines « .

Deux nuits ont bouleversé la vie d’Hélène à 30 ans d’intervalle, la troisième, à la veille d’un procès, sera peut-être enfin celle de la vérité…

Ce jeudi 12 janvier 2017, Sylvie Le Bihan nous propose un roman dans la droite ligne de son (superbe) tout premier : « L’Autre » .
Et il prend (lui aussi) aux tripes !

Côté construction de la narration, celle-ci est des plus intéressantes : par le biais d’une lettre qu’elle écrit à son (futur ex) amant, Hélène avoue un drame qu’elle a vécu il y a plusieurs années de cela et qui pourrait l’excuser de ne pas honorer son rendez-vous, voire de rompre…

Avec son style contemporain, direct, sans concession mais non dénué d’une certaine pudeur que je décèle dans chacun de ses livres, elle jongle entre le présent et le passé qu’elle manie à la perfection et nous offre un nouveau texte intense, poignant !

Parce qu’entre ses lignes, à travers ses personnages féminins, ne nous y trompons pas : l’auteur nous dévoile beaucoup de choses sur elle.

Pour moi, Sylvie fait partie de ces écrivains rares de l’intime qui ne tombent jamais dans le pathos.
De cette émotion vraiment très très forte que je ressens lorsque je la lis, j’y perçois (mais je peux me tromper) une quête. Aussi indicible que brûlante, hurlante.
Pour finir par accepter, pour tenter d’oublier un drame, faut-il oser le pointer du doigt et le décortiquer là où ça fait le plus mal, l’avouer, le partager ?
L’écriture comme une renaissance, une résilience…

Ai-je le droit de parler de ce livre comme d’un coup de coeur étant donné le sujet traité ?
Je me pose la question, en bonne fille raisonnable que je suis. La réponse n’est pas évidente.
Ce que je peux affirmer, c’est que je suis certaine qu’il faudra compter sur lui dans cette rentrée littéraire parce qu’encore une fois, oui, ce témoignage est nécessaire, indispensable.

Editions du Seuil

« Mexique : 1900-1950 » (Grand Palais, Paris)

Je suis allée à cette exposition avec Bénédicte (du blog Entre les lignes) lors de sa venue à Paris début décembre et une deuxième fois ce week-end lors d’un stage carnet de voyage spécial Mexique.

Concernant l’entrée, même avec un coupe-file à heure fixe, il a fallu attendre.
Cela reste et restera, à mon humble avis, un des grands mystères côté organisation du Grand Palais…

Bref.

A l’intérieur, beaucoup de monde.
Pas évident pour apprécier (j’aime pouvoir profiter d’un certain recul pour admirer une oeuvre).

J’avoue en être ressortie avec un avis très mitigé parce que je ne faisais pas partie de ces personnes qui n’y allaient que pour voir les toiles de Frida (Kahlo) et Diego (Rivera).

Si j’ai été ravie de découvrir d’autres artistes du cru, plusieurs créations m’ont laissée littéralement de marbre.
Trop…

A mes yeux, c’est une exposition inégale, qui n’est pas facile d’accès artistiquement parlant (franchement si je n’avais pas pris d’audio-guide lors de ma première visite, j’aurais été quelque peu perdue) mais certaines vraies découvertes valent la peine.

Pour celles et ceux qui le souhaitent, vous avez encore quelques jours pour y aller !