Canicule : n’oubliez pas vos poilus… et autres p’tites bêtes !

Je ne vous apprends rien : il fait chaud.
Vous vous rafraîchissez, vous vous brumisez, vous vous ventilez, vous dormez dans le frigo, vous jouez à la sirène dans votre baignoire…
Ok. Parfait.

Mais n’oubliez pas vos poilus ! 
Une des solutions non traumatisante : un gant (ou une serviette) d’eau fraîche que vous passez sur tout leur corps, sans oublier la queue !

Idem (comme l’a si bien rappelé Caroline du blog Cultur’Elle) si vous avez la chance d’avoir une terrasse ou un balcon en ville et donc de posséder un Urban Garden : une assiette creuse remplie d’eau avec un gros caillou pour les Pouic-Pouic, les abeilles et autres p’tits volatiles
Cela fonctionne aussi sur les rebords de fenêtres dignes de ce nom.

Canicule oiseaux abeilles petits volatiles

Merci pour eux !

« La nuit, je mens » de Cathy Galliègue…

Celui-ci aussi j’aurais dû vous en parler depuis un moment.
Cathy aussi me pardonnera pour mon retard…

Note de l’éditeur :

Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence.
Au cœur de cet étrange ménage à trois qui s’installe, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ?

Ne pensez pas lire un feel good ou un chick lit.
Nous en sommes très très loin !

Des lignes infusées aux « frontières de la folie » , aux souvenirs, à la culpabilité, à la famille, à la jumellité, à la vie de couple, aux désirs, à la mort, à l’Amour, à l’essence même de l’écriture.
C’est bien de tout cela dont il s’agit.

On glisse par dissociation avec l’auteur dans les méandres de l’absence, des autres et de soi-même.
La construction du roman est très intéressante en la matière.

Dès les premières lignes, j’ai pensé à cette citation d’Amédéo Modigliani qui a pris tout son sens : « D’un oeil, observer le monde extérieur; de l’autre, regarder au fond de soi-même ».

Il y a quelque chose de particulier dans ce premier roman. Quelque chose d’irrésistible et de surprenant.
C’est comme s’envoyer en l’air, mais pas avec n’importe qui !
C’est une écriture à l’os. Cathy Galliègue n’est pas lente entre les virgules (je savais que je réutiliserais la formule un jour. Voilà qui est chose faite. Clin d’oeil spécial à mon amie Barbara). Elle suce la moelle des mots, pour les poser, les jeter là où il faut. Jamais par hasard.

Plongez vous vite dans ce livre si ce n’est pas déjà fait.
Vous serez ailleurs, assurément.
Il est impossible d’y résister.

« La nuit, je mens » est paru le 3 avril dernier.
Il mérite VRAIMENT de vivre en dehors des traditionnelles rentrées littéraires.

Cathy vit actuellement en Guyane.
A Paris il est 13h30. A Cayenne il est 8h30.
Petit billet surprise du matin, pour une GRANDE ROMANCIERE qui est née et qu’il faut suivre…

Belle lecture à tous !

Editions Albin Michel

Mon expérience ecriturefactory.com

Pour ceux qui ont un oeil de lynx, vous avez dû remarquer que j’ai mis en avant depuis un moment sur mon blog côté widget ecriturefactory.com.

Ce site d’écriture en ligne, je peux vous en parler pour l’expérimenter depuis plusieurs mois, à mon rythme (merci à celles qui se reconnaîtront ).

Je l’ai découvert pour la première fois grâce à mon réseau facebook, puis en échangeant avec sa fondatrice lors du Prix Vert Salon l’année dernière.

Le concept vient d’Espagne, sous la houlette de Carmen Posadas, écrivain.
En France, c’est Anita Coppet, journaliste, qui s’en occupe.

Au départ, c’était juste un test.
Mais je me suis prise au jeu et j’ai donc continué !
J’avoue que c’est assez addictif… O:-)

Chaque semaine un « cours » très complet et intéressant sur un thème est à lire (qui renvoie sur pas mal de liens) et un ou plusieurs exercice(s) est(sont) à réaliser et à rendre.
En parallèle, les étudiants inscrits à la session peuvent discuter ensemble ainsi que la communauté tout entière sur des sujets très variés via plusieurs forums proposés.
Une session dure 14 semaines.

Les tutrices sont précises mais bienveillantes dans leurs corrections afin de vous faire progresser au mieux.
Pour celles et ceux qui auraient un doute sur le côté virtuel, un lien sincère et vraiment sympathique se tisse au fil des leçons. J’ai BEAUCOUP apprécié cela.
Aux côtés d’Anita nous trouvons Sonia Rachline qui est également journaliste et Véronique Le Normand qui est écrivain.

Si vous me demandez pourquoi j’ai tenté cette bien chouette aventure, je vous répondrai que j’avais envie de voir ce que c’était concrètement, tout simplement.
Les ateliers d’écriture fleurissent sur la toile mais tous ne sont certainement pas d’aussi bonne qualité que celui-ci.
Ce qui est certain, c’est que cela pourra me permettre de mieux écrire mes billets sur mon blog. On a toujours à apprendre.
Et puis qui sait, j’écrirai peut-être un jour THE « best-seller » qui me permettra de vivre de mes rentes et de partir vivre en Asie…
Ah ah ah !!! Je m’égare… 

Une nouvelle session démarre maintenant donc si vous avez lu ce billet jusqu’au bout c’est que cela vous titille.
Ne vous posez pas trop de questions et INSCRIVEZ-VOUS !
Vous ne le regretterez pas

Ecriture Factory

« Coeur-Naufrage » de Delphine Bertholon…

Note de l’éditeur :

« Certains jours, je m’attends des heures et ne me rejoins jamais. »
À bientôt trente-quatre ans, Lyla est tenaillée par le sentiment de passer à côté de l’existence. Elle enchaîne les fiascos amoureux, accumule les névroses et attend, sans trop savoir quoi. Jusqu’au jour où un étrange message la ramène dix-sept ans en arrière. Cet été-là, sur la côte basque, tout allait basculer…

Ce livre là, j’aurais dû vous en parler depuis un moment.
Delphine pardonnera mon retard (parce qu’il est justifié).
En même temps, je me dis qu’une blogueuse un peu à la bourre continue de faire vivre le livre aimé au moins…
Et puis si je m’en souviens parfaitement plusieurs mois après sa lecture, c’est plutôt TRES bon signe non ?

Tout d’abord je tiens à saluer la progression de l’écriture de l’auteur.
Les lignes sont d’une justesse et d’une élégance folles !
De tous les Bertholon que j’ai lus, j’avoue que celui-ci sort assurément du lot en la matière.

Dans ce nouveau roman à double temporalité, Delphine donne voix à une mère à la féminité blessée qui a accouché sous X.
Mais également au père.
Et cela ma foi, même si je n’ai pas consulté tous les ouvrages traitant de ce sujet, ce n’est pas si fréquent. J’applaudis donc le parti pris.

Entre le passé et le présent, Lyla (« avec un y ») et Joris se parlent comme jamais.
Leurs mots font écho à leurs maux sur l’autel des non-dits, des choix à assumer loin de l’insouciance de leur jeunesse sur fond de références musicales et cinématographiques si chères à l’écrivain.

Un sujet douloureux traité de manière finalement positive fait de ce roman  un livre à lire.
Parce qu’il est émouvant sans être larmoyant.
Parce qu’il est beau, tout simplement.

Editions JC Lattès

« Haute voltige » d’Ingrid Astier…

Note de l’éditeur :

Combien d’apocalypses peut-on porter en soi?
Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache…
Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours.
De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

Ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler l’intrigue.
Je suis l@ pour essayer de vous donner envie de découvrir cet écrivain si vous ne la connaissez pas.

Ingrid Astier n’en est pas à son premier roman noir.
Elle a su trouver une place particulière dans ce monde en laissant des empreintes marquées avec sa manière de marier les Lettres, l’Art, la Nature, la Poésie, l’Aventure et cette fièvre du détail dans sa façon d’écrire.

J’ai rarement été confrontée à des personnages aussi bien brossés; à des lignes, des mots à ce point aux p’tits oignons.
Rien n’est là par hasard.
C’est le fruit d’un travail, d’un vécu en amont de la plume hors norme.

Et quand au fil d’une rencontre littéraire organisée par Lecteurs aux derniers Quais du Polar on apprend de sa bouche qu’elle a passé du temps avec différents services de la Police, avec des Serbes et qu’elle nous a avoué, confié bien d’autres choses sous le sceau du secret, on se rend compte qu’écrire pour elle n’est pas un vain mot.
Elle est capable de se confronter à tout, de supporter tout pour atteindre cette justesse (réaliste) incroyable, cette sensibilité extraordinaire.

Et on se laisse emporter au fil des pages, irrésistiblement.

Ingrid est une femme à multifacettes digne d’un roman.
Elle me fait penser à un chat, qui aurait avalé un aigle…
Vous voulez comprendre ce que j’entends par là ? Lisez-là.

Belle lecture à tous !

Editions Gallimard série noire