« Bianca » de Loulou Robert…

Note de l’éditeur

Parce qu’elle devrait manger davantage et n’aurait pas dû s’ouvrir les veines à un si jeune âge, Bianca est admise dans l’unité psychiatrique pour adolescents de sa ville natale. Bianca ne s’élève pas contre cette décision. Elle ne se révolte pas. Même si elle ne voit pas en quoi le fait d’être enfermée et soumise à de multiples interdits peut atténuer la souffrance qui la détruit, Bianca se tait, obéit et regarde. Elle observe le monde chaotique qui l’entoure. Tous, médecins, soignants, patients et familles ont l’air si fragiles, si démunis… Aucun remède ne semble exister, aucune lumière ne paraît capable d’éclairer ce lieu opaque où Bianca a le sentiment effrayant de s’être enfermée toute seule. Et pourtant… La vie est là. Les sensations, les émotions, les visages, les événements, les affrontements, les pulsions, les sentiments vous cernent et vous travaillent au corps. On peut croire qu’on ne sait plus vivre, on vit tout de même. Et Bianca observe avec une attention scrupuleuse ce flot de vie inexorable qui, sans qu’elle n’y puisse rien, l’envahit, la ranime et la submerge.
Avec une retenue rare et une lucidité tranquille, Loulou Robert retrace le déroulé de cette traversée singulière.

Cela commençait plutôt bien.
Loulou Robert avait des choses à faire dire à son héroïne sur son placement en HP (eh oui, encore un livre sur ce sujet !).
Le ton libre, typique de sa génération, rendait le livre piquant, mordant, poignant, attachant.

« On peut mentir en souriant ou oser dire la vérité. »

« Le silence rapproche quand on le comprend. »

« Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’est pas nous qui sommes fous, c’est le monde qui est fou. Et si on est abîmés, c’est parce qu’on s’en est aperçus. »

« Tout le monde fait semblant. Le mensonge comme instinct de survie. »

« Etre calme, ça ne sert à rien. Ca ne fait rien ressentir. »

« Ce qui m’est arrivé ne me définit pas. »

« Le temps abîme plus qu’il ne guérit. On oublie souvent de le dire. »

« Quand tu n’existes pas aux yeux des autres, tu finis par ne plus exister. »

« On ne prête jamais attention au dos de quelqu’un, sauf quand il part. »

Et puis cela a traîné en rond et en longueur. L’histoire a fini par souffrir de clichés et l’écriture de maladresses redondantes.
Il n’en fallait pas plus pour que la profondeur du début laisse place à l’essoufflement, à l’ennui…
Quel dommage !

Bianca ne m’a donc pas suffisamment convaincue pour que je défende à 100% ce premier roman.

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Editions Julliard

NDLR. Sixième lu de la sélection du Challenge 68 édition 2016 !

68 premières fois édition 2016 L'insatiable Charlotte

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