« Comment rendre mon chat heureux ? » d’Isabelle Pasquet…

Une vétérinaire formidable (que je connais depuis plusieurs années désormais et que je continue de vivement recommander), à savoir Isabelle Pasquet, Fondatrice de Vetinparis (où nos poilus ont leurs habitudes et où toute l’équipe est fantastique), gage de la qualité du contenu ainsi que des illustrations bien sympathiques by Sobigraphie.

Ce guide, je l’ai trouvé super agréable côté papier et très ludique à lire.
Je l’ai donc beaucoup apprécié : un p’tit historique (digeste) du chat et de l’homme, des conseils pour embellir le quotidien avec nos félins (tout est évoqué, rien n’est oublié), des DIY à faire avec vos compagnons, des questions / réponses, des citations, des documents utiles…

Les pages fleurent bon la passion pour un métier de appliqué à l’animal de compagnie le plus apprécié en France et ailleurs dans le monde.

En prime ? Un carnet de santé et de bien-être.

Au final, un concept original et un design des plus réussis.

« ALLEZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE. »
Ceci est un ordre de Sacré Jayavarman et Coon Nabuchodonosor (qui ont la chance d’avoir des humains qui font tout pour leur bonheur)…  :P

Belle lecture à tous !

« Fille du silence » de Carole Declercq…

Ce livre, j’ai eu le bonheur de le lire en octobre dernier.
C’était alors encore un manuscrit, et il s’appelait « Je n’ai pas d’âge ».

Après « Ce qui ne nous tue pas… » et « Un autre jour pour mourir » , Carole Declercq signe là son troisième roman qu’elle a écrit « avec les tripes » comme elle le dit et cela se sent.

Il a fait l’objet de ma part d’une lecture attentive d’une traite et de huit feuilles de notes, ce qui n’est pas si fréquent.
Ce personnage (Rita Atria) qui a inspiré le film « La sicilienne » a existé et était digne d’un roman, assurément.
Je ne veux pas trop en dire pour ne pas déflorer l’histoire, mais cette jeune femme est fascinante, captivante.
L’écrivain s’en est emparé et lui donne vie d’une manière magistrale !

Cri d’amour pour sa terre la Sicile Rina, grâce à la plume de son auteur, a le don de nous faire humer le pays, autant pour les douceurs qu’il peut offrir que dans les horreurs qu’il a subi.
Les souvenirs, la famille, la transmission, la Cosa Nostra, les assassinats, les sacrifices, la justice, des juges extraordinaires (Falcone et Borsellino)…
On vit tout au long des pages le cheminement d’un témoin de premier ordre.

Une tragédie d’une force inouïe servie par une écriture qui s’affirme incontestablement.
Carole Declercq ne fait plus qu’un avec Rina, l’île et tout ce qui fait ces lignes incroyables.
J’ai littéralement ADORÉ !

Paru le 16 mai dernier, je vous le recommande vivement.
Plusieurs mois après sa lecture, ce livre m’habite toujours. Et je prends les paris que ce sera le cas pour vous aussi.

Belle lecture à tous !
Il mérite une belle place dans le paysage littéraire. A bons entendeurs…

Note de l’éditeur (Terra Nova) :

« Sous le soleil de plomb sicilien, Rina a vécu une enfance pleine de violence et de non-dits dans une famille différente des autres. Une famille gangrenée par la mafia, où les hommes disparaissent parfois mystérieusement, où la plupart des femmes sont veuves ou orphelines. Lorsque le père de Rina, le « parrain » du village, est assassiné, le monde de l’adolescente s’effondre complètement. Doit-elle vraiment se résigner et accepter son destin, comme sa mère le lui demande ? Et son frère, le seul homme encore vivant de sa famille, finira-t-il lui aussi enterré dans un terrain vague ? Pour Rina, c’est hors de question. Alors, elle va mener sa propre vendetta. En brisant la loi du silence, elle va s’attaquer au fragile équilibre qui avait jusqu’alors cimenté son existence. Au risque de faire voler en éclats sa vie et celle de sa famille…

Pour échapper à son destin, elle est prête à tous les sacrifices. »

« La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement » de Svetlana Alexievitch…

Relever certains défis fait du bien. Cela nous sort de notre zone de confort…
Grâce au Reading Classics Challenge, je n’ai aucune honte à révéler que j’ai découvert la plume de Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de Littérature en 2015 (mais pas que).

La lecture de ce livre fait écho à celui d’un autre écrivain, Maureen Demidoff, que j’ai lu en temps que jurée du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 : « La tête et le cou » .

Si ce n’est pas une lecture aisée, facile à appréhender du fait notamment du nombre de pages et des horreurs décrites, le choix des témoignages le rendent très marquant.
On se rend très vite compte que l’on a entre les mains l’Histoire du peuple soviétique, ces russes qui ont « besoin de croire en quelque chose » malgré ce qu’ils ont connu, subi (et c’est encore toujours le cas sur beaucoup de points).

Svetlana Alexievitch a collecté « les voix de centaines de témoins brisés » pour créer ce testament édifiant de ce que fut l’URSS.
Au lecteur de se faire son avis.
Personnellement j’en suis ressortie assez rincée et une question reste en suspens : mais quel avenir ont-ils ?!

Note de l’éditeur  (Babel) :

Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu’a été l’URSS, la seule à écrire la petite histoire d’une grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Ce magnifique requiem utilise une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

« Thérèse Raquin » d’Emile Zola…

C’est le hasard qui a fait que mon choix du mois dans le cadre du Reading Classics Challenge s’est porté sur « Thérèse Raquin ».
J’ai poussé la porte d’une librairie de livres anciens non loin de chez moi et hop, il s’est imposé à moi dans le rayon concerné…

Se replonger dans Zola m’a remémorée des souvenirs (plutôt scolaires) de lecture : « La curée » ,  » L’Assomoir » , « Au bonheur des Dames » , « Germinal » , « Nana », « Pot-Bouille » ; un peu plus tard « L’Affaire Dreyfus, la vérité en marche » aussi et tant d’autres…
Pour en avoir lu pas mal c’est qu’à l’époque sur le plan littéraire les histoires des Rougon-Macquart m’avaient plues. J’ai compris ensuite, comme beaucoup je pense, le côté social, humaniste et plus politique de son oeuvre.

Après avoir refermé « Thérèse Raquin » , je pense que c’est LE roman de Zola qui me laissera le plus de trace tant il est fort, tragique et glaçant !
Paru en 1867, je comprends pourquoi cette passion criminelle deviendra une pièce de théâtre dramatique en quatre actes en 1873.
Les psychologies de Thérèse et Laurent sont particulièrement réussies, sans parler de la science des descriptions de l’auteur que j’avais déjà perçue pendant mes années estudiantines et qui fait la plume que l’on connaît.

Bref j’ai passé un excellent moment de lecture, que je vous recommande vivement !

Note de l’éditeur (Fasquelle) :

Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d’épouser son fils, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s’éveille lorsqu’elle rencontre Laurent, un peintre raté dont elle devient la maîtresse. Les amants décident de noyer le mari. L’âpreté, la sexualité, le crime. Zola est déjà Zola dans ce mélange puissant de roman noir et de tragédie, dans cet implacable réalisme social et humain.

Miaou (la revue)

Dans la droite lignée de flow que j’adore toujours autant, je ne pouvais forcément que ronronner de plaisir avec ce nouveau concept feel good…
Alors lorsque qu’un certain Chevalier Libraire m’en a parlé, ni une ni deux je me la suis procurée.

Miaou est une revue (trimestrielle) qui parle de chats (évidemment), sous toutes ses formes.
Les sujets sont suffisamment éclectiques pour que chacun s’y retrouve.
Les photos sont belles, les textes intéressants, les anecdotes amusantes, les attentions bien ciblées.

Il s’adresse à tous les amoureux de ces poilus que j’aime tant et du papier léché comme il se doit.

Longue vie donc à ce très réussi « Mook » (magazine/book) !

Le n° 2 parait le 6 juin prochain.
A vos kiosques…

NDLR : le chocolat noir « Equateur » d’Yves Thuriès vaut le détour également…