“L’essence du mal” de Luca d’Andrea…

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce polar montagnard…

Mais il faut persévérer parce qu’au fil des pages le mystère s’épaissit et nous tient finalement en haleine parce que oui, bien que souffrant de longueurs indéniables, nous avons envie de comprendre ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt…

En d’autres termes, l’ascension se mérite !

Note de l’éditeur (Denoël) :

“En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal.
Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération.

Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“Les soeurs Brontë, la force d’exister” de Laura El Makki…

Ce livre au doux parfum de l’Angleterre du XIXe et de tout ce qui a fait les Brontë a été un véritable page-turner me concernant !

A la manière de Tatiana de Rosnay qui a fait revivre Daphné du Maurier (“Manderley for ever”), Laura El Makki nous conte l’histoire  de la célèbre famille pour le plus grand plaisir des lecteurs même si personnellement je n’ai rien appris de plus que ce que je savais déjà.

Ce que j’ai particulièrement apprécié est sans aucun doute la genèse du processus créatif de l’écriture, cet art commun qui coulait dans leurs veines.

Document ponctué de lignes de Charlotte, Emily et Anne, ce dernier nous incite à nous replonger dans leurs écrits, romans, dessins et poèmes.

Et l’on referme le livre en souhaitant une chose : aller visiter Haworth !

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Tallandier) :

“Les soeurs Brontë sont un mystère. Isolées du monde, filles d’un pasteur de village, elles ont révolutionné l’histoire littéraire en publiant, sous pseudonymes masculins, des romans brûlants d’amour et de vie comme Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent.
Haworth, 1836. Dans les landes du Yorkshire, Charlotte (20 ans), Emily (18 ans) et Anne (16 ans) écrivent à la lumière de la bougie. Comment ces jeunes femmes de condition modeste, sans relations ni entregent, vont-elles devenir des auteurs qui comptent ? Quel rôle tient leur frère Branwell, artiste raté, dans cette fratrie à la fois soudée et rongée par les non-dits ?
Partie sur les traces des soeurs Brontë, Laura El Makki nous plonge dans leur intimité, leurs alliances, leurs déchirements, et nous raconte le destin de trois femmes aux prises avec l’adversité, qui ont su trouver en elles la force d’exister.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“Et soudain, la liberté” d’Evelyne Pisier & Caroline Laurent…

De courts chapitres.
Des va-et-vient entre la fiction et la réalité.

Le portrait d’une femme assez fascinante.
En filigrane des thèmes aussi variés qu’intéressants : le Vietnam, la Nouvelle-Calédonie, la France, l’avortement, l’indépendance des femmes

J’ai aimé les questions posées sur l’écriture, l’édition face à l’après.
Ecrire oui, mais comment ?
Editer : ai-je vraiment le droit ?
La mort empêche-t-elle de faire paraître un livre ?

Sans avoir fait “waouh”, c’est vraiment un joli livre qui a assurément toute sa place et toutes ses chances pour remporter le Grand Prix des Lectrices ELLE 2018.
Il a d’ailleurs déjà été récompensé (Prix Marguerite Duras 2017).

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Les Escales) :

“Une incroyable traversée du XXe siècle : l’histoire romancée d’Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu’au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C’est la naissance d’une conscience, le début de la liberté.
De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l’avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n’a qu’un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu’elle y fera la rencontre d’un certain Fidel Castro…
Et soudain, la liberté, c’est aussi l’histoire d’un roman qui s’écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d’une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s’arrêter en février 2017, au décès d’Evelyne. Rien ne s’arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“L’homme qui s’envola” d’Antoine Bello…

Faire le choix de la liberté alors que l’on a tout aux yeux de la société…

Jusque là le sujet n’a rien de nouveau, mais Antoine Bello insuffle un vent nouveau grâce à sa plume en campant de très beaux personnages aux destins irrésistibles par le biais d’une construction léchée des plus savoureuses en trois parties que je ne vous dévoilerai pas (mon credo a toujours été de faire court pour ne rien spoiler !).
Faites-moi confiance et lisez-le donc !

Au fur et à mesure des pages les psychologies s’esquissent autant qu’elles s’étoffent et on se prend au jeu du (des) chat(s) et de la (des) souris qui rend le tout trucculent à souhait.
En filigrane, une réflexion de choix sur le bonheur, la réussite, la liberté

Belle lecture à tous !

Ce livre a été récompensé par le Prix Version Femina 2017 (auquel j’ai eu le plaisir d’assister ) et a fait l’objet d’une lecture commune avec mon amie Nathalie du blog Eirenamg (« Liberté chérie, l’homme qui s’envola d’Antoine Bello » ).

Note de l’éditeur (Gallimard) :

“Walker a tout pour être heureux. Il dirige une florissante entreprise au Nouveau-Mexique et sa femme, la riche et belle Sarah, lui a donné trois magnifiques enfants. Et pourtant, il ne supporte plus sa vie. Entre sa famille, son entreprise et les contraintes de toutes sortes, son temps lui échappe. Une seule solution : la fuite. Walker va mettre en scène sa mort de façon à ne pas peiner inutilement les siens.
Malheureusement pour lui, Nick Shepherd, redoutable détective spécialisé dans les disparitions, s’empare de son affaire et se forge la conviction que Walker est encore vivant. S’engage entre les deux hommes une fascinante course-poursuite sur le territoire des États-Unis. En jeu : la liberté, une certaine conception de l’honneur et l’amour de Sarah.
L’homme qui s’envola, balayé par le grand souffle de l’aventure, est aussi un récit pénétrant sur la fragilité des réussites humaines.”

Encore un GRAND MERCI à C.R qui se reconnaîtra…

“Les bouées jaunes” de Serge Toubiana…

“Ecrire pour être à ses côtés
et prolonger le bonheur d’avoir vécu auprès d’elle.
Ecrire pour combler le vide, l’absence.
Pour raconter le film de sa vie.
Et faire en sorte qu’il ne soit jamais interrompu.”

Cet homme m’avait émue jusqu’aux larmes lors de la présentation de “L’hiver Littéraire des Editions Stock”  le 23 janvier dernier.
Il me tardait de me plonger dans ses lignes.

Se souvenir…
Se raccrocher à ce que l’on peut…
La voir ainsi revenir…
La sentir vivante….
Ce besoin viscéral, encore et pour toujours.

Comment vivre l’absence ?
Comment vivre sans son grand Amour ?

Elle c’est Emmanuèle Bernheim, romancière, essayiste et scénariste.
Lui c’est Serge Toubiana, journaliste et critique de cinéma.

Le Cinéma donc.
L’Art aussi.
Et la Littérature, qui les réunit désormais à jamais.

Le portrait d’une femme remarquable se dégage, à tous points de vue.
Une femme que l’on aurait aimé connaître et que l’on a envie de découvrir par les écrits qu’elle a laissés.

Un livre d’une élégance folle. A la fois digne, émouvant et bouleversant.
Le livre d’un homme qui a aimé une femme. Eperdument.

Et une transmission précieuse : “Profiter de tout, jusqu’au dernier instant.”

Très belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Stock) :

“Durant les derniers mois de sa vie, un thème motivait secrètement Emmanuèle, dont elle me parlait à peine. C’était trop intime, difficilement formulable, même entre nous. Un jour, elle me dit qu’elle désirait écrire sur le bonheur. J’ignore ce qu’aurait été ce livre et je donnerai cher pour le savoir. Cette question du bonheur la hantait, elle la plaçait au coeur de tout. Le simple fait de poser la question prouvait sa force de caractère et son incroyable sérénité. J’en étais bouleversé. “Et toi, tu vas tenir ?” Un homme écrit sur la femme qu’il a aimée et perdue. Emmanuèle Bernheim était un grand écrivain. Serge Toubiana raconte leurs vingt-huit ans de vie commune, dans un texte où la sobriété le dispute à l’émotion.”