« Je m’appelle Blue » de Solomonica de Winter…

Ce livre est un ovni. Purement et « simplement » !

Mais comment peut-on écrire en étant doué d’une telle maturité dans les prémisses de la fleur de l’âge ?!

Solomonica de Winter serait-elle un extra-terrestre ?
Après un petit passage sur Wikipedia, elle existe bel et bien.
« Je m’appelle Blue » (j’aime particulièrement son titre original « Over the rainbow ») est son premier roman.
Elle a 18 ans. Mais elle a écrit son manuscrit à 16 !
16 ans…
Serait-elle donc un petit prodige ? A mes yeux c’est quelqu’un dont nous reparlerons, j’en suis certaine.

Blue… Ou comment se retrouver dans la tête d’une adolescente de 13 ans silencieuse (suite à un choc émotionnel) qui écrit au médecin qui la suit une histoire des plus dingues à travers ses souvenirs.
Mais quelle est donc leur part de réalité ? de fiction  ?

Compliqué d’en parler sans trop déflorer le sujet…

Ce livre est une dissection de cerveau d’une minutie incroyable dont la violence (non gratuite) est à la (dé)mesure de l’ambivalence identitaire de Blue.
Quelque chose ne la laisse jamais en paix. Tout comme nous, lecteurs.
Et je vous promets que cela à de quoi retourner votre propre tête à la lecture !

C’est un livre intense en terme d’émotions, tout à la fois oppressant et irrésistible, à l’atmosphère pesante, malsaine ou glauque parfois (typique pour moi de la littérature du Nord) qui ne peut que marquer celui ou celle qui se plongera dedans.

J’ai de temps en temps dû faire des pauses.
J’avais l’impression d’être le médecin et d’avoir Blue devant moi…

Brrrrrrr

C’est une plongée en abîme, toujours sur le fil du rasoir.
Mais c’est aussi (et sans doute avant tout) l’histoire d’un amour incommensurable d’une fille pour son père.

At the end, welcome back to reality!
The real one? Really?

Editions Liana Levi

NDLR. Cette chronique a été rédigée pour Lecteurs.com, en tant qu’Explorateur de la rentrée littéraire.

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