« La ville haute » de Eliane Serdan…

Lorsque Lecteurs m’a envoyé ce roman, j’avoue que je ne connaissais ni la maison d’édition, ni l’auteur.

J’aime être surprise en littérature, et cela a été le cas avec ce livre.

« La ville haute » est le quatrième roman de l’auteur, et il m’a assurément donné envie de lire les trois premiers !
Plutôt bon signe non ?

Cet écrivain franco-libanais nous parle dans ces pages de l’exil d’une petite fille, Anna, qui a quitté le Liban avec ses parents en 1956.
Un soir, de façon complètement impromptue, elle fait la connaissance d’un vieil homme, Pierre, qui s’est mutilé la main en exerçant son métier de relieur et qui, à l’âge de 9 ans, a perdu sa compagne d’enfance Anouche enlevée en Turquie.
Cette coïncidence va leur permettre de libérer tout leur être de bien tristes fardeaux en provoquant la vérité.

Sur fond d’écriture toute en finesse, élégante et joliment contemplative, deux solitudes vont se rencontrer et se faire écho pour mieux appréhender le manque de deux « là-bas » vécus et qu’ils tiennent à retrouver coûte que coûte.
En filigrane, l’évocation du génocide arménien ne peut pas laisser indifférent.

C’est pudique. C’est sobre.
C’est faussement silencieux.
C’est émouvant.
C’est beau !

Merci à l’équipe Lecteurs de m’avoir mis ce petit livre des plus précieux entre les mains.
Je serais certainement passée à côté pour ne pas en avoir du tout entendu parler et cela aurait été fort dommage…

Belle lecture à tous !

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Editions Serge Safran

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