« Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent…

Guylain Vignolles a été affublé d’une contrepèterie à sa naissance.
Il a pour animal de compagnie un poisson rouge, Rouget de Lisle, dont le numéro est fonction de la mort du précédent habitant du bocal.
Son travail : broyeur de livres invendus.
Son salut : sauver toutes les feuilles qu’il peut et les partager.
C’est ainsi que tous les matins lorsqu’il part besogner, Guylain prend plaisir à lire lesdites pages à voix haute dans le wagon du RER sous les oreilles attentives des autres passagers avant de rejoindre son affreuse machine destructrice.

Julie collectionne les faïences (14 717) qu’elle compte religieusement « une fois l’an, à l’équinoxe de printemps ».
Elle est Dame Pipi dans un centre commercial.
Un jour, elle perd une clef USB dans le RER.

Le train-train quotidien de Guylain va basculer dès lors qu’il tombe (par le plus grand des hasards) sur les anecdotes de vie racontées par Julie…

Ce livre, c’est un p’tit bonheur d’édition !
En le lisant dans les transports, j’avais l’impression d’être en situation et la quête du héros pour retrouver la propriétaire de la clef est des plus charmantes.
Il est, en plus, joliment écrit.

Un premier roman fort réussi donc, qui sait réveiller des émotions à sa lecture.

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Editions Au diable vauvert

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