Liberté chérie…

Intégrer le Jury du Prix Orange (Lecteurs.com) n’est donc pas, une fois de plus, pour cette année.
Dont acte.
Le truc un peu con couillon pardon c’est que c’était mon ultime tentative et qu’en vrai je m’en fiche complètement !
C’est d’ailleurs peut-être pour ça tiens. Parce que oui, j’ose le dire : ce n’est pas la fin du monde de ne pas être prise dans un Jury (Littéraire en l’espèce). Il faut arrêter d’essayer de se prendre trop au sérieux et d’en faire éventuellement grand cas hein. Remember mon billet « Etes-vous un (serial) blogueur littéraire ? » .
Je garderai juste pour moi certaines interrogations concernant la sélection et je pense supprimer mon compte de la plateforme au passage pour me consacrer uniquement à mon blog.

(C) Downton Abbey

Je vais de fait avoir la joie d’organiser de nouveau comme je l’entends mes lectures après le Grand Prix des Lectrices ELLE et j’avoue que cela me fera le plus grand bien au final.
Les livres imposés ne sont pas un exercice aisé et pas toujours une partie de plaisir soyons honnête…

Tout cela pour dire que je vais pouvoir me (re)plonger dans tous les Paul Auster et les Harry Potter !
J’adore pratiquer le grand écart.
Je me l’étais promis si…

A suivre donc.
En serez-vous ?

“L’essence du mal” de Luca d’Andrea…

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce polar montagnard…

Mais il faut persévérer parce qu’au fil des pages le mystère s’épaissit et nous tient finalement en haleine parce que oui, bien que souffrant de longueurs indéniables, nous avons envie de comprendre ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt…

En d’autres termes, l’ascension se mérite !

Note de l’éditeur (Denoël) :

“En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal.
Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération.

Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“Les soeurs Brontë, la force d’exister” de Laura El Makki…

Ce livre au doux parfum de l’Angleterre du XIXe et de tout ce qui a fait les Brontë a été un véritable page-turner me concernant !

A la manière de Tatiana de Rosnay qui a fait revivre Daphné du Maurier (“Manderley for ever”), Laura El Makki nous conte l’histoire  de la célèbre famille pour le plus grand plaisir des lecteurs même si personnellement je n’ai rien appris de plus que ce que je savais déjà.

Ce que j’ai particulièrement apprécié est sans aucun doute la genèse du processus créatif de l’écriture, cet art commun qui coulait dans leurs veines.

Document ponctué de lignes de Charlotte, Emily et Anne, ce dernier nous incite à nous replonger dans leurs écrits, romans, dessins et poèmes.

Et l’on referme le livre en souhaitant une chose : aller visiter Haworth !

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Tallandier) :

“Les soeurs Brontë sont un mystère. Isolées du monde, filles d’un pasteur de village, elles ont révolutionné l’histoire littéraire en publiant, sous pseudonymes masculins, des romans brûlants d’amour et de vie comme Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent.
Haworth, 1836. Dans les landes du Yorkshire, Charlotte (20 ans), Emily (18 ans) et Anne (16 ans) écrivent à la lumière de la bougie. Comment ces jeunes femmes de condition modeste, sans relations ni entregent, vont-elles devenir des auteurs qui comptent ? Quel rôle tient leur frère Branwell, artiste raté, dans cette fratrie à la fois soudée et rongée par les non-dits ?
Partie sur les traces des soeurs Brontë, Laura El Makki nous plonge dans leur intimité, leurs alliances, leurs déchirements, et nous raconte le destin de trois femmes aux prises avec l’adversité, qui ont su trouver en elles la force d’exister.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !

“Et soudain, la liberté” d’Evelyne Pisier & Caroline Laurent…

De courts chapitres.
Des va-et-vient entre la fiction et la réalité.

Le portrait d’une femme assez fascinante.
En filigrane des thèmes aussi variés qu’intéressants : le Vietnam, la Nouvelle-Calédonie, la France, l’avortement, l’indépendance des femmes

J’ai aimé les questions posées sur l’écriture, l’édition face à l’après.
Ecrire oui, mais comment ?
Editer : ai-je vraiment le droit ?
La mort empêche-t-elle de faire paraître un livre ?

Sans avoir fait “waouh”, c’est vraiment un joli livre qui a assurément toute sa place et toutes ses chances pour remporter le Grand Prix des Lectrices ELLE 2018.
Il a d’ailleurs déjà été récompensé (Prix Marguerite Duras 2017).

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Les Escales) :

“Une incroyable traversée du XXe siècle : l’histoire romancée d’Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu’au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C’est la naissance d’une conscience, le début de la liberté.
De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l’avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n’a qu’un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu’elle y fera la rencontre d’un certain Fidel Castro…
Et soudain, la liberté, c’est aussi l’histoire d’un roman qui s’écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d’une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s’arrêter en février 2017, au décès d’Evelyne. Rien ne s’arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.”

Livre lu dans le cadre du Jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2018 dont je fais partie !