« Le visiteur inattendu » d’Agatha Christie…

Trouver un Agatha Christie non encore lu relève de l’exploit, mais j’ai réussi à le relever avec brio pour le Reading Classics Challenge du mois d’avril après mon Marivaux .

Voici mon p’tit rapport factuel, sans aucun spoil, rédigé avec mes deux fidèles chatssistants :

Présents : 10 personnes
Absents : Hercule Poirot et Miss Marple
Particularité : roman adapté de la pièce de théâtre initiale
Temporalité : vers minuit un soir de novembre et le lendemain
Lieu : maison isolée des Warwick en Galles du Sud près du canal de Bristol
Victime : Richard Warwick (une balle dans la tête)
Arme du crime : revolver
Coupable(s) : en apparence sa femme mais meurtre qui a pu être commis par tous ceux qui se trouvent là
Ambiance : huis clos dans une maison
Point de départ : un visiteur

Une fois de plus, Agatha nous balade et elle se fiche bien de nous franchement au final, comme elle sait si bien le faire !

Elle reste pour moi LA Reine incontestée et inégalée du crime malgré de très bons nouveaux « disciples » contemporains…

Belle enquête à tous !

L'Ile aux Esclaves Marivaux Editions Folio Le visiteur inattendu Agatha Christie Editions Le Masque

Note de l’éditeur (JC Lattès Le Masque) :

Minuit, un coup de feu retentit dans la grande maison isolée des Warwick. Laura vient de tuer son mari Richard, d’une balle dans la tête. Il est vrai qu’il l’a bien cherché et que personne ne le regrettera. L’affaire semble entendue mais il faut parfois se méfier des apparences. Après tout, Laura n’est pas la seule qui voulait se débarrasser de lui, il y a aussi sa propre mère, miss Bennett la gouvernante, ou encore Angell le majordome. Mais voici qu’un visiteur inattendu pénètre sur la scène du crime. Est-ce un hasard ? Et pourquoi propose-t-il élégamment à Laura d’effacer les traces de sa culpabilité ?

« L’Ile des Esclaves » de Marivaux…

30J’ai adoré retrouver une langue merveilleuse.
Cela faisait bien trop longtemps…

J’adore le théâtre, et ce depuis très longtemps, ayant baigné dedans très petite (Tante attachée de presse et Oncle comédien, metteur en scène et acteur). 

Cette pièce de théâtre que je n’avais jamais lue est certes très courte mais des plus percutantes et d’une modernité folle !

Ce Marivaux est une succulente mise en bouche qui mériterait a minima un dîner complet sur un sujet qui se prête à un plus long développement mais après tout, à nous de continuer la réflexion entamée… ;)

Belle lecture à tous !

Note de l’éditeur (Folio) :

Des naufragés jetés par la tempête dans l’île des Esclaves sont obligés, selon la loi de cette république, d’échanger leurs conditions : de maître, Iphicrate devient l’esclave de son esclave Arlequin, et Euphrosine, de maîtresse, devient l’esclave de son esclave Cléanthis. Mais cet échange ne fait que remplacer une oppression d’usage et de tradition par une oppression de rancune et de vengeance. Seule la transformation des cœurs peut rendre l’inégalité des rangs acceptable et juste en faisant reconnaître par tous l’égalité des âmes. Cette transformation est l’œuvre d’Arlequin, qui pardonne à son maître, lui rend son pouvoir, et dont la générosité est contagieuse. L’Île des Esclaves, comédie rapide et intense, où triomphe Arlequin, réunit, comme souvent chez Marivaux, la bouffonnerie et le sublime.

Bangkok (20-22 avril 2018)

20 avril

Rien de spécial ce jour si ce n’est un p’tit massage des pieds dans une rue qui nous a fait faire une balade en nocturne et une surprise vraiment drôle de la part la Guest Relations Director de l’Oriental concernant nos poilus !

 

21 avril

Après un bon petit déjeuner (de 3h !) où j’ai lu pendant que Mon Brun dormait, nous sommes allés visiter sur le conseil de notre Concierge préférée Khun Sirintra le très beau Suan Pakkad Palace !

L’ensemble regroupe huit maisons thaï traditionnelles et une sublime collection d’Art. Nous avons ainsi découvert et admiré le précieux héritage « Ban Chiang » (poteries, bronzes, squelettes…) datant de 2 500 av. JC !

A noter également le Pavillon de Laque d’une splendeur absolue…

Nous sommes rentrés à l’hôtel en Sky Train et avons pris des madeleines locales dans la rue en guise de Tea Time.
Un plouf dans la piscine et un dîner ont ponctué cette nouvelle belle journée…

22 avril 

Toutes les belles choses ont une fin…
Et pour pouvoir revenir, il faut partir !

Dernière journée dans notre pays et ville de coeur.
Certes nous ne serons pas allés au Laos comme « prévu » initialement, mais nous nous sommes bien reposés et surtout nous avons bien profité. C’est bien là le principal pour nous.

Un massage, un peu de shopping, quelques cartes sur le fil du rasoir, un plouf et un dîner thaï auront clôturé ce séjour.

Les bagages sont bouclés.
Vol à 9h05 demain matin.
Nous serons à Paris à 21h05 heure locale.

NEVER SAY GOOD BYE.
SAY SEE YOU SOON our Oriental Family…

« Il n’est jamais plus tard que minuit » d’Isabelle Never…

Le titre (magnifique !), tiré d’un proverbe birman, est à lui seul tout un poème.
Sans parler de la couverture.

Isabelle Never signe un premier très beau roman où l’Asie et sa culture fleurent bon à chaque page, à chaque mot.
Il paraît aujourd’hui. Encore un grand merci à Laetitia des Carnets Nord de me l’avoir envoyé.

Comment, pourquoi vivre lorsque l’on a perdu l’homme de sa vie et ses enfants ?
Partir, fuir tout en retrouvant certains lieux jadis partagés est-elle LA solution pour tenter de se reconstruire ?

Ce sont là les interrogations posées par l’auteur dans lesquelles tout lecteur peut se retrouver.
D’autant plus lorsque l’on aime ce continent et tout ce qui le fait au quotidien.

Il est question de destin, de chemins, de choix, de souffrance métaphysique sans aucune forme de jugement, jamais.

Iabelle Never nous conte une histoire, certes tragique mais baignée d’optimisme entre les lignes.

Un livre sur le dépassement de soi lorsque le malheur frappe, au doux parfum de bienveillance envers soi-même et les autres malgré les transcendances à vivre et à accepter, qui fait fi de certaines violences évoquées et où la culture occidentale se heurte quelque peu à l’orientale qui a beaucoup à nous apprendre en la matière.

Je ne sais pas quel est le degré autobiographique des faits évoqués ou si tout est imaginé, mais Isabelle Never a tellement bien retranscrit les émotions que l’on peut se poser la question.

Certaines choses arrivent parce qu’elles doivent arriver.
A  chacun de trouver sa nouvelle voie par la suite.
Nul doute qu’elle a trouvé la sienne, à travers sa plume.

« Qui a plusieurs vies a plusieurs décès ».
Ce n’est ni de moi ni de l’auteur . C’est de Grand Corps Malade et je trouvais que cela offrait la meilleure des conclusions.

Comme vous l’aurez compris, JE RECOMMANDE VIVEMENT en direct de Bangkok !

Note de l’éditeur (Carnets Nord) :

Rangoun, Birmanie, 2004.

« L’odeur me saisit ; mélange d’effluves de fleurs, de feux de bois, de fumets de cuisine, de gaz d’échappement, l’odeur d’un peuple qui vit dans la pauvreté, la chaleur et l’humidité. »

En quelques mots, Jeanne marque son retour en Birmanie, où elle espère s’oublier puisqu’elle ne pourra jamais effacer le drame : son mari et ses deux petites filles morts dans un accident d’avion. Derrière les rideaux de bambous d’un monde qu’elle côtoyait sans le connaître, en se dépouillant de ses vêtements d’Occidentale, Jeanne découvre peu à peu un peuple qui pense et respire autrement. En prise avec ses démons intérieurs, elle voyage dans ce pays où s’affrontent violences et aspirations spirituelles.

Il n’est jamais plus tard que minuit est le beau et subtil portrait d’une femme qui, sans oublier ceux qu’elle a perdus, retrouve doucement goût à la vie, par un travail intime face à la douleur. Ce roman nous laisse entrevoir des âmes vagabondes, des lieux où l’on sent que l’essentiel demeure mystérieux.

Out of Bangkok (19 avril 2018)

Aujourd’hui, direction Nakhon Pathom en voiture !

Située à 55 km environ de la Cité des Anges, cette ville (et le coin) offre plusieurs possibilités de visites…

La Phra Pathom Chedi s’aperçoit de loin.
C’est le plus grand stupa du monde avec ses 127 m de hauteur !
L’édifice aurait été construit sur le site où le bouddhisme aurait été introduit en Thaïlande il y a deux mille ans…
Il jouit du plus haut rang des temples du pays.
Nous l’avons découvert, arpenté pendant plus de 2h tellement le lieu se prête à la contemplation.

Nous avons déjeuné très local et très bon (pour seulement 72 baths soit l’équivalent de 1€86 !) dans un petit marché non loin du Chedi.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Wat Sampran qui s’est révélé tout simplement INCROYABLE !
Jugez-en par vous-mêmes…

Et avant de rejoindre la Capitale, nous avons pu voir des plantations d’orchidées dans la campagne…

Fin de journée classique : coucher de soleil depuis la piscine de l’hôtel et dîner…