« Styles » de Côme Martin-Karl…

Note de l’éditeur :

« Je suis tombé amoureux de lui. Un amour tout aussi vrai et puissant que celui qu’éprouve une fillette pour l’inconnu de la classe d’au-dessus dont elle ne connaît que le nom et toutes les tenues vestimentaires, et à qui elle n’adressera jamais la parole sous peine de mourir sur-le-champ d’une attaque cérébrale. »

Secrètement épris du leader d’un boys band pour adolescentes, un étudiant en sociologie décide de lui consacrer son mémoire.

Ce récit moderne, où se croisent groupies hystériques, professeurs imbus d’eux-mêmes et jeunes intellectuels nourris de psychanalyse et de Harry Potter, nous entraîne bien au-delà de l’université. Au cœur de l’illusion amoureuse.

Après Les Occupations, Côme Martin-Karl mêle dans ce roman pop culture, rêveries érotiques et jargon académique pour offrir une satire de notre société, marquée par la vacuité de tous les discours.

Une fois achevé, je peux qualifier ce livre d’irrésistiblement intrigant.
J’avoue ne pas savoir pour l’instant si je l’ai aimé ou non, et si Version Fémina ne me l’avait pas envoyé pour connaître mon avis dans le cadre du « Coup de coeur des lectrices » je ne suis pas certaine que je serais allée vers lui de manière instinctive en librairie.
A un moment donné, j’ai même eu envie d’arrêter sa lecture. Mais une petite voix m’a dit qu’il fallait continuer, qu’il proposait quelque chose de différent qui ne peut pas laisser indifférent…

Il vaut franchement le détour côté écriture. A la fois drôle et extrêmement littéraire, ultra précise. Côme Martin-Karl a des lettres et cela se sent.
Sur ce point il ne faut pas passer à côté.

« Styles ».
Le mot est à prendre à divers degrés je pense. Au sens propre comme au figuré.
Comme la construction chapitres qui vont du A au Q, comme la façon dont il prend le lecteur a parti (nous assistons à une étude dans l’étude m’a-t-il semblé), comme ce chanteur Harry Styles qui existe bel et bien dans la vraie vie (tout comme le groupe One Direction), comme les figures en tout genre utilisées…

Avec ce livre, ne sommes-nous pas dans la littérature stricto sensu ?
Celle qui nous force à réfléchir, celle qui nous sort de notre zone de confort, celle qui bouscule les codes, celle qui ne nous laisse pas en paix ?
Alors oui ne serait-ce que pour ça j’ai envie de le défendre, mais à vous de juger !

Editions JC Lattès

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