« Eloquence à l’Assemblée » (Théâtre de l’Atelier)

Putain.
C’était quelque chose !
Et puis étant donné le contexte politique français, il y a comme une résonance…

Imaginez : Joey Starr, rappeur, producteur et acteur sur la scène du petit Théâtre de l’Atelier.

Sa voix si particulière qui résonne dans toute la salle, vous ne l’oublierez jamais. Il habitera les murs à tout jamais.
Quant à sa présence, je savais qu’il en imposait mais là franchement, chapeau bas.
Sans oublier son art d’apostropher le public comme il sait le faire.
Tout cela associé aux sublimes mise en scène de Jérémie Lippmann et scénographie de Jacques Gabel rendent le tout terriblement réussi.

Alors oui il s’est repris plusieurs fois (toute première sur les planches), mais là n’est pas le principal et ce n’est pas gênant sur l’ensemble. Il porte le verbe tellement haut qu’on ne peut que lui pardonner. C’est même émouvant. Le naturel est souvent désarmant…
Parce que je peux vous affirmer qu’Hugo et Olympe de Gouges (Robespierre, Lamartine, Jaurès, de Gaulle, et j’en passe) venant des entrailles de cet homme hors norme, ça l’fait grave.

Bref comme qui dirait, c’est d’la dynamite !
Et je confirme ce que mentionne le Théâtre de l’Atelier sur son site parce que je ne trouve pas mieux comme formule :

« On entend le peuple gronder dans sa gorge… »

Si vous faites partie des chanceux qui ont réussi à se procurer des places, vous avez eu du nez étant donné le peu de promotion qu’il y a eu.
Pour les autres, vous raterez une prestation unique et une heure de pur bonheur de sens de la formule et de mots fort à propos que l’on n’entend malheureusement plus assez.

Maison Sensey

Ce site récent est d’une élégance folle.
Que dis-je ?!
Il est LA classe absolue.
C’est tellement rare à notre époque que cela fait un bien de dingue.

Bien loin des blogs soit disant fashion de plus en plus communs (qui me font penser à une phrase que j’adore : « il y a pire que le mauvais goût, c’est l’absence de goût »), la Maison Sensey nous parle de Mode et de Style dans ce que ces mots ont de plus artistique, vrai, pur.

Lorsque je l’ai découvert, j’ai bien cru que Coco Chanel était revenue et qu’elle pianotait depuis sa Suite rénovée du Ritz.

Alors allez vite vous y balader !
Prenez le temps d’admirer les photographies extrêmement bien choisies, de lire le contenu qui est vraiment de qualité, de découvrir des marques sublimes que nous ne connaissons pas forcément en France et bien d’autres choses encore et je prends le pari que vous vous y abonnerez parce que vous ne pourrez plus vous en passer…

©Maison Sensey

Pierre Sang In Oberkampf

Vendredi soir, j’ai testé avec deux amis blogueurs (Bénédicte Entre les lignes et Benoit A l’ombre du noyer) le restaurant de Pierre Sang Boyer à Paris.

Accueil sympathique, joli lieu contemporain, miam original (6 plats à l’aveugle) et assiettes bien présentées qui allient saveurs françaises et asiatiques.
C’est une cuisine qui n’est pas prétentieuse, qui respecte et met en avant les produits sourcés.

Deux services (réglés au cordeau) sont proposés le soir : 19h30 ou 21h30.
C’est également ouvert le midi.

Le Chef passe une tête avant de lancer les hostilités gourmandes…

Franchement, nous nous sommes régalés et j’y retournerai !

Pierre Sang In Oberkampf
55 rue Oberkampf
75011 Paris

09 67 31 96 80

« Sélection de Printemps » by Dammann Frères…

La semaine dernière a eu lieu un p’tit évènement Dammann Frères auquel j’ai été sympathiquement conviée dans leur boutique de l’avenue Victoria à Paris.

J’ai été ravie de revoir une partie de l’équipe rencontrée lors du Dammann Day dont je ne me suis toujours pas remise !

Au programme du jour, la dégustation de :

– « Easter Tea » dont la recette est inchangée depuis…………….  1996 ! Un thé noir à la vanille, au marasquin, au chocolat et au naranquilla. Une liqueur joliment équilibrée que j’ai beaucoup appréciée. Le design de la boîte change tous les ans alors, ne la ratez pas !

– thés printaniers :
* « Printemps éternel » : un thé vert à l’amande, à la fleur de cerisier, à l’héliotrope, à la bergamote, au poivre et à la rose. Un thé floral donc dans l’absolu, mais pas trop non plus grâce à l’amande ce qui m’a permis de l’aimer !
* « Printemps sur le lac« , un thé vert de Chine bluffant (à l’aveugle, j’aurais opté pour un Darjeeling !). Un coup de coeur !
* « Sikkim G.F.O.P » : un thé noir trouvé entre le Népal et le Tibet. Complexe, donc très intéressant !

La matinée est passée bien trop vite.

Encore UN GRAND MERCI à Sandrine, Pierre, Emmanuel, Marine et à l’équipe de Dammann Victoria pour l’accueil chaleureux.

Vivement le prochain event…

Belles dégustations à tous !

Cerise sur le gâteau : j’ai enfin osé goûter la gelée de thé « Smokey Lapsang » : une révélation alors que je déteste le thé fumé !

« Le cas Sneijder » (Théâtre de l’Atelier, Paris)

Paul Sneijder est l’unique survivant d’un accident d’ascenseur. Sa fille y a perdu la vie. Depuis ce jour, sa perception de la réalité s’est affinée, comme si quelqu’un avait monté le son du vacarme du monde. (Babelio)

Que peut faire un homme si sa femme le trompe ? Avaler ses petits mensonges comme il avale les poulets rôtis qu’elle lui mijote en rentrant le soir…
Que peut faire un homme qui a du mal à s’endormir ? Enfiler un pyjama en guise de somnifère et regarder par la fenêtre la neige blanchir la nuit…
Que peut faire un homme résolument modeste entouré de « Top-managers » et de « Corporate –leaders » ? Fuir la performance et s’évader d’un monde cruel en promenant des chiens pour quelques dollars….
Que peut faire un homme à qui la vie donne de l’eczéma ? Se gratter consciencieusement… ou prendre de la cortisone.
Que peut faire un homme discret pour présenter un chien dans un concours à Montréal ? Mettre un costume de parade, courir derrière lui sur une estrade et s’évanouir devant les juges…
Que peut faire un homme de taille moyenne que la verticalité du monde effraye ? Prendre un billet d’avion pour Dubaï et tenter l’ascension fulgurante de la plus haute tour du monde… (Théâtre de l’Atelier)

Adaptation du livre éponyme de Jean-Paul Dubois, j’ai trouvé très réussie et émouvante cette mise en scène de Didier Bezace qui nous fait passer du rire aux larmes avec une élégance rare.

Côté décors, ils sont beaux et les jeux de fumées retranscrivent à la perfection l’atmosphère autant fantaisiste que dramatique de l’histoire.
Nombreux (bravo aux équipes techniques qui n’ont pas le temps de s’ennuyer !), ils savent donner un rythme des plus intéressants au texte.

Côté casting, je ne suis certes pas de la profession mais il est impeccable à mes yeux.
La merveilleuse voix de Pierre Arditi  déclenche une profondeur supplémentaire aux mots et aux maux portés par Sneijder, Thierry Gibault  campe à la perfection le personnage assez burlesque de Charisteas et Sylvie Debrun alias Anna Keller est insupportable à souhait.
Mention spéciale pour Didier Bezace lui-même dont la voix grave éveille admirablement le personnage de Wagner-Leblond et Charlie, le chien (Fox dans la vraie vie) qui a été parfaitement dirigé et que j’ai pu caresser (et féliciter comme il se doit) dans les coulisses grâce à ma tante…

Bref j’ai passé un très bon moment et je vous recommande d’y aller ! (vous avez jusqu’au 22 avril)

NDLR. A la fin de la représentation, je vous assure que vous saurez prononcer « Sneijder »…