« Imprécis de la pluie » d’Yvette Rodalec…

Le 6 novembre 2015, j’écrivais un p’tit billet intitulé « Eloge de la pluie« .
En février 2017, me voilà avec entre les mains « Imprécis de la pluie » offert par Babelio dans le cadre de l’opération Masse Critique (merci à eux).

Ce livre se laisse infuser, comme un bon thé.
Je l’ai ouvert lorsque j’en avais envie, entre un terminé et un autre ouvert.
Je m’en imprègnerai, encore et encore.

Son format et son papier sont d’une élégance folle.
Au passage, je découvre une maison d’édition que je ne connaissais pas.
Ce qu’on y trouve ? Des extraits de romans, d’essais; des poèmes; des reproductions de tableaux, de lithographies, de sculptures, de photographies; des haïkus… qui ont pour thème commun la pluie donc.

Où que vous l’ouvriez, vous lirez ou regarderez les gouttes d’eau qui tombent dehors ou sur vous comme vous ne l’avez jamais fait; comme vous ne les avez jamais humées, respirées, ressenties; comme des muses.

Même pour les plus récalcitrants, je suis certaine que vous apprendrez à l’apprécier (je suis prête à prendre le pari).

Pour ma part, je confirme et je signe : la pluie est une véritable poésie des sens…

Belle lecture à tous !

Editions Dialogues

« Le chat » de Charles Baudelaire…

Un peu de poésie dans ce monde de brutes ne peut pas faire de mal…

« Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun. »

(Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal)

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Eloge de la pluie (oui, oui, vous avez bien lu !)

« Pluie (n.f) :
Excuse pour rentrer chez soi, se servir une tasse de thé et lire un bon roman…  » 
(Charleston)

Avant, je ne l’aimais pas, ah mais alors pas du tout.
Mais ça, c’était avant !

J’ai appris à la regarder, à l’écouter, à l’apprécier dans toute ce qu’elle a de plus joli à nous accorder.
Je n’irai pas jusqu’à dire que je la préfère au soleil, mais lorsqu’elle tombe il y a ce petit quelque chose qui fait que.
Savoir que je vais rentrer plus vite (encore que), enfiler un truc bien douille douille et profiter de ce qu’elle offre au final : un moment de plénitude absolue…
Et si le hasard fait que par bonheur je suis dans le Gers, en Bourgogne ou dans Le Perche, je sais qu’elle sera synonyme de crépitement d’un feu (chéri) dans la cheminée…

Alors essayez de la savourer comme il se doit.
Parce qu’elle a beaucoup de poésie cette mal-aimée.

Mug de Créa-bisontine
« Calligrammes » de Guillaume Apollinaire aux Editions Gallimard…

 

Mon p’tit slam pour…

En Louboutin ou en converses
Grand Corps Malade tu me renverses

Dans l’métro, en marchant, j’t’écoute, j’pleure, j’rigole
Beaucoup doivent me prendre pour une sacrée Guignol

Tu jongles avec les mots
En nous parlant de tous les maux

En véritable poète
Tu joues les trouble-fêtes

Une pâquerette de l’esprit
Même les bourgeois sont conquis

T’écouter est addictif
Putain… qu’est-ce-que j’te kiffe !

Dernier album dans les bacs ou en téléchargement légal sur itunes : « Funambule ».

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Sans oublier…

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« T.S. Spivet »

Un p’tit garçon extraordinaire dans l’univers humoristique, magique et poétique de Jeunet

(avec au passage une critique assez féroce -mais tellement juste- de la société américaine profonde)

J’aime toujours autant !

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« Une goutte d’eau est une chose admirable : elle choisit toujours le chemin offrant le moins de résistance »

« Le temps passe à une vitesse relativement constante (du moins tant que notre propre vitesse reste inférieure à celle de la lumière), mais notre perception de la vitesse à laquelle passe le temps n’est en revanche pas du tout constante »

« Il n’y a rien de mieux qu’un seau de maïs doux tout juste épluché pour vous mettre de bonne humeur. Tout ce jaune, cette richesse symbolique, la promesse du beurre fondu : ça suffit à vous changer la vie »

« Avec le temps, j’avais appris que lorsqu’un évènement longuement anticipé se produisait enfin, la rumination angoissée qui l’avait précédé et avait inventorié tout ce qui pouvait arriver était toujours beaucoup plus impressionnante que l’évènement lui-même »

« La médiocrité, c’est la moisissure de l’esprit »

« Dormir avec un œil ouvert ? Quelle idée de génie ! Je continuais à penser que les dauphins étaient plus intelligents que nous et attendaient simplement que nous nous soyons autodétruits pour prendre le contrôle du monde »